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Laurent Louis, né le 29 février 1980 à Nivelles, est un homme politique belge.

Il fait ses études secondaires au collège Sainte-Gertrude de Nivelles puis commence des études en droit à l’Université catholique de Louvain. Il dit avoir abandonné ses études à la suite du décès de ses parents, qui l'a contraint à se lancer dans la vie active « comme indépendant ». Il travaille ensuite comme traducteur-réviseur au sein d'une société créée par son épouse.

Débuts en politique Modifier

Il est d'abord membre du Mouvement réformateur pendant 3 ans ; il dit cependant avoir été déçu à la fois par l'évolution idéologique du MR, et par le manque de place accordée aux jeunes en son sein. Un temps collaborateur de la députée Florence Reuter et président des Jeunes MR de Nivelles, il semble avoir connu à l'époque d'importants problèmes relationnels avec certains militants locaux, qui le décrivent après coup comme « très instable et incohérent, capable de changer d’opinion d’un jour à l’autre en fonction du courant dominant ». En février 2010, il décide de quitter le Mouvement réformateur pour rejoindre le Parti populaire - créé trois mois auparavant - afin de s'engager, selon ses dires, dans « un vrai parti de droite ».

Quelques mois après son adhésion au Parti populaire, il obtient la tête de liste de ce mouvement dans la circonscription du Brabant Wallon, en vue des élections législatives de juin 2010 : c'est la première fois que ce militant de trente ans, alors totalement inconnu du public, se porte candidat à un scrutin. Il n'obtient que 1 345 voix de préférence, mais il est cependant élu grâce au mécanisme de l'apparentement au détriment du CDH, devenant ainsi le premier député du Parti populaire à la Chambre des représentants de Belgique.

Durant les premiers mois de son mandat, Laurent Louis se fait remarquer par quelques déclarations polémiques, notamment en réclamant un « permis à points » pour la nationalité belge ou en soutenant la légitimité de la peine de mort « dans certains cas ». En août 2010, il écrit sur Facebook, à propos des gens du voyage : « Ces gens occupent des terrains illégalement, ne travaillent pas, n’ont aucune ressource financière et on voudrait nous faire croire qu’ils vivent d’amour et d’eau fraîche. Il est évident qu’ils doivent voler ou faire du trafic pour subsister. » Ses propos, qualifiés de racistes par la RTBF et par le Centre pour l’Égalité des Chances, sont condamnés par le coprésident du Parti populaire Rudy Aernoudt : Laurent Louis garde encore, dans un premier temps, le soutien de l'autre coprésident Mischaël Modrikamen.

Exclusion du Parti populaire Modifier

En janvier 2011, après une dégradation progressive des relations entre Laurent Louis et son parti, le bureau du PP exclut, à l'unanimité, son unique député, lui reprochant son « instabilité », ses prises de position non concertées avec le parti sur des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter, mais aussi d'avoir fait subir un « harcèlement moral » à une attachée parlementaire12. Celle-ci déclare que le député la poursuivait de ses assiduités. Laurent Louis affirme pour sa part n'être pas l'auteur des SMS « enflammés » que lui reproche son ancienne collaboratrice. Par décision de l'Auditeur du travail de Bruxelles, la plainte de cette dernière sera finalement classée sans suite.

Laurent Louis crée alors en février 2011 le Mouvement libéral démocrate (MLD). Après s'être présenté comme un élu de droite, il évolue vers l'extrême droite. En janvier 2013, il dissout le MLD puis, quelques mois plus tard, rejoint le parti Islam, dont il est exclu au bout de quelques semaines. En novembre 2013, il fonde un nouveau mouvement, Debout les Belges, qu'il dissout après avoir perdu son siège lors des élections de mai 2014.

Lutte contre la pédophilie d'État Modifier

Le 11 janvier 2012, Laurent Louis défraie la chronique en accusant sur son compte Twitter le Premier ministre Elio Di Rupo d'entretenir des relations sexuelles avec des mineurs. Le député, interrogé par l'agence Belga, ne fournit aucun élément tangible pour soutenir ses dires, se bornant à évoquer des faits vagues, ainsi que d'anciennes accusations de pédophilie à caractère diffamatoire, portées en 1996 contre Elio Di Rupo et démontées à l'époque par la justice belge. Il réitère en décembre 2012 ces accusations contre Di Rupo et d'autres personnalités, dans une vidéo postée sur YouTube, évoquant cette fois l'existence d'un vaste réseau de pédophilie. En novembre 2013, il relance ses accusations à l'encontre d'Elio Di Rupo lors d'une session du Parlement, tout en prétendant détenir des « preuves ». Une procédure pour outrage au Premier ministre est ouverte contre le député ; Elio Di Rupo ne se constitue cependant pas partie civile contre Laurent Louis, et ne figure dans le dossier que comme « partie préjudiciée ». Le 27 mars 2014, lors d'une séance de questions orales au Premier ministre, après avoir pris Elio Di Rupo à partie à propos du coût de la visite de Barack Obama qui avait eu lieu la veille, Laurent Louis termine son allocution par : « Merci, Monsieur le pédophile… oh, le Premier ministre, pardon ! ». Cette déclaration entraîne un tollé dans l'assistance : la majorité des députés quitte alors la salle et la session parlementaire est suspendue. Laurent Louis, s'étant vu retirer son droit de parole, quitte alors l'hémicycle et, lors de la reprise de la session, les députés soutiennent Elio Di Rupo par leurs applaudissements.

Marginalisé au sein de la classe politique où ses « outrances verbales » suscitent souvent la perplexité, Laurent Louis demeure en grande partie ignoré des médias belges jusqu'en avril 2012. À cette date, il organise une conférence de presse censée dénoncer les « réseaux pédophiles » en Belgique, et durant laquelle il exhibe des photos tirées du rapport d'autopsie de deux des victimes de Marc Dutroux. Le député provoque alors un tollé général contre lui dans la classe politique et dans les médias. Il continue par la suite de multiplier les provocations, accusant notamment diverses personnalités publiques d'être des pédophiles ou des escrocs.

En juillet 2012, Laurent Louis déclare avoir subi une agression à Liège et affirme que celle-ci est liée à l'affaire des réseaux pédophiles. Pour soutenir ses dires, il publie sur Facebook une photo de son visage supposément blessé et diffuse sur internet une vidéo tournée dans une cave et censée mettre en scène son agression par des militants du CDH, d'Ecolo, du MR et du PS. La vidéo, que 7sur7 qualifie de « grotesque », lui vaut d'être tourné en dérision dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Candidat à Nivelles lors des élections communales et provinciales du 14 octobre 2012, il ne parvient pas à former une liste complète (il ne présente que 9 candidats sur 29) et obtient moins de 2 % des voix.

Évolution vers l'antisionisme Modifier

À la suite de son échec aux élections communales, Laurent dissout « son » parti, le MLD, le 11 janvier 2013 : il présente cette initiative comme un geste d'opposition à la « particratie » et réclame à cette occasion la dissolution de « tous les partis politiques », responsables selon lui de la mauvaise gouvernance.

Il adopte ensuite des positions « antisionistes » qui lui valent des accusations d'antisémitisme, puis une condamnation pour négationnisme. Il a été, pendant un temps, proche de Dieudonné.

L'évolution de Laurent Louis vers des positions « antisionistes » attire l'attention du petit parti belge islamiste Islam, créé l'année précédente, qui prend alors contact avec lui. En septembre 2013, Laurent Louis adhère à Islam, annonçant qu'il sera à la fois porte-parole et tête de liste du parti à Bruxelles pour les élections fédérales de 2014. Il entre toutefois très vite en conflit avec le bureau de cette formation. Après avoir voulu s'autoproclamer président du parti, il en est exclu le 27 octobre 2013, un mois après son adhésion. Il s'ensuit une polémique entre les membres d'Islam et Laurent Louis, qui dit être propriétaire du logo du parti. Redouane Ahrouch, conseiller communal d'Islam à Anderlecht, déclare : « on nous avait prévenus que ce n’était pas une personne stable. Mais nous avions décidé de lui laisser une chance. Dimanche, il s’est présenté au conseil du parti et il a voulu s’autoproclamer président. Abdelhay Bakkali Tahiri, notre président, fait du très bon boulot et nous avons évidemment refusé ».

Laurent Louis crée alors en novembre 2013 un nouveau parti, Debout les Belges, dont il annonce qu'il a « pour volonté d’œuvrer à la réconciliation et à l’unité nationale ». DLB prône entre autres la suppression des partis politiques, la lutte contre le « sionisme », la création d'un « Parlement populaire » composé de citoyens volontaires tirés au sort, l'annulation de la dette publique, la lutte contre les délocalisations et le rétablissement de la « perpétuité réelle » pour les détenus. Décrivant le premier meeting du parti de Laurent Louis, L'Avenir parle d'« un ramassis de poncifs d’extrême droite et de populisme de caniveau ».

La perte du siège de député Modifier

En janvier 2014, Laurent Louis transmet aux journaux une lettre de 44 pages que Marc Dutroux lui avait fait parvenir ainsi qu'à Jean-Denis Lejeune. Dans ce document, accompagné de 74 pages annexes, l'assassin affirme que l'affaire pour laquelle il a été condamné implique un réseau pédophile. En contact téléphonique avec Dutroux depuis un an, Laurent Louis soutient les thèses avancées par ce dernier. Commentant cette affaire, La Libre Belgique décrit Laurent Louis comme l'« idiot utile » de Marc Dutroux, et ajoute que « Laurent Louis et Marc Dutroux se nourrissent sur le même tas de fumier ».

Lors des élections législatives fédérales de mai 2014, Debout les Belges obtient moins de 1 % des voix au niveau national, tout en atteignant 3,84 % dans le Hainaut où Laurent Louis se présente personnellement. Le parti n'obtient aucun siège, que ce soit au plan fédéral ou régional. Laurent Louis lui-même obtient 13 000 voix de préférence, ce qui le place en septième position dans le Hainaut. Aux élections européennes, qui se déroulent le même jour, Debout les Belges remporte 3 % des voix au sein du collège électoral francophone. Après le scrutin, Laurent Louis annonce la dissolution de Debout les Belges et déclare vouloir quitter la scène politique pour s’engager « dans la voie de l’information et de l’éveil des citoyens ».

Après avoir perdu son mandat de député, Laurent Louis annonce se lancer dans une activité de coaching en séduction.

En juin 2014, il exprime son soutien à Jean-Marie Le Pen en écrivant sur son blog : « Certes Jean-Marie Le Pen a dit que les chambres à gaz n’étaient qu’un détail de l’Histoire de la Seconde Guerre mondiale et cela peut choquer, mais en y réfléchissant un peu, est-ce si faux que cela ? », tout en faisant référence aux travaux de Robert Faurisson. Mis en examen pour négationnisme et incitation à la haine raciale, il comparait en avril 2015 devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Le procureur requiert une peine de huit mois avec sursis. Le 23 juin 2015, il est condamné à six mois de prison avec sursis pendant cinq ans, ainsi qu’à une amende de 3.000 euros et à six ans d'inéligibilité. Le 20 septembre 2017 la Cour d'Appel de Bruxelles revoit ce jugement et accorde à Laurent Louis la suspension du prononcé à la condition qu'au cours des cinq années à venir il visite chaque année un camp d'extermination et rende compte de sa visite sur son blogue. C'est une peine qu'il a négociée. La cour se déclare par ailleurs incompétente pour les autres préventions qui lui étaient soumises et qui relèvent selon elle du délit de presse pour lequel seule une cour d'assises est compétente. Elle use toutefois de termes durs à l'égard de Laurent Louis qu'elle qualifie notamment de « pseudo-chevalier blanc d'arrière boutique accompagné de sa horde de sous fifres ».

Conversion à l'Islam et voyage en Liban et en Syrie Modifier

En février 2015, Laurent Louis révèle sur le plateau de Meta TV s'être converti à l'Islam.

En novembre 2015, Laurent Louis se rend au Liban et en Syrie avec une délégation de personnalités politiques et du monde de la culture européennes. Il y rencontre notamment Naim Kassem, numéro deux du Hezbollah, et déclare à cette occasion que « votre combat [celui du Hezbollah] contre le terrorisme constitue une défense de l’humanité tout entière et de la coexistence interreligieuse. La collaboration des dirigeants occidentaux avec le terrorisme a été exposée au grand jour, en dépit de leurs affirmations mensongères selon lesquelles ils défendent la démocratie et les droits de l’Homme ».

Depuis 2016 : Promotion du Onecoin Modifier

Au printemps 2016, il se lance dans la promotion d'une crypto-monnaie virtuelle en ligne, le Onecoin, en vendant des produits financiers et des formations au marketing réseau. En juillet de la même année, l'Autorité des services et marchés financiers publie un communiqué mettant en garde contre les pratiques de l'ancien député. En novembre 2016, une plainte liée à Onecoin est déposée contre Laurent Louis pour « faits d'escroquerie, vente pyramidale, violation de la loi bancaire, blanchiment d'argent et fraude sociale », le plaignant accusant Laurent Louis d'être le représentant en Belgique d'une escroquerie du type système de Ponzi.

En mai 2018, Laurent Louis est à nouveau cité à comparaître pour antisémitisme, suite à une plainte du Comité de coordination des organisations juives de Belgique concernant des propos tenus en 2013.[1] En juin 2018, Laurent Louis est acquitté pour des faits de rébellion survenus en mars 2014. Il se déclare "satisfait du jugement", et profite de l'issue de ce procès pour réaffirmer sa volonté de ne plus faire de politique.[2]

En janvier 2019, il publie une annonce pour commerciaux intéressés par la vente de machines ATM bitcoin produites par des "amis proches".[3]

Relations avec Alain Soral Modifier

Alain Soral, Laurent Louis & Dieudonné

Alain Soral, Laurent Louis et Dieudonné.

Laurent Louis commence à être relayé par E&R en 2012 lorsqu'il publie les photos de l'autopsie de Melissa Russo et Julie Lejeune, victimes de l'affaire Dutroux.

Au printemps 2014, Laurent Louis invite plusieurs dissidents, dont Alain Soral, à un congrès européen de la dissidence. La manifestation est finalement interdite par les autorités belges mais a quand même lieu.

En août 2014, lors d'une interview pour Meta TV, en répondant à un internaute qui lui reproche de ne pas avoir assez d'humilité face à Jean-Marie Le Pen, Soral et Dieudonné, il déclare que "Finalement, avec certains adhérents d'ER, j'ai l'impression d'être en face de juifs", comparant ces reproches aux reproches qu'on lui a fait de ne pas assez reconnaître les souffrances qu'a subit la communauté juive au cours de l'histoire. Cet extrait sera republié hors contexte sur YouTube sous le titre "Laurent Louis se fout de la gueule d'Alain Soral et E&R". Alain Soral dit sur Facebook que c'est "encore un titre mensonger pour essayer de foutre la merde".

En novembre 2014, Soral s'en prend à divers dissidents sur Facebook, dont Laurent Louis qu'il traite de "mythomane belge" et dont il dit qu'il "a peut-être un avenir politique en Mongolie". C'est aussi la période de l'affaire Binti et de toutes les désolidarisations de Soral qui ont suivies ces événements. Le 25 novembre, Laurent Louis fait alors une vidéo où il en appelle à l'unité de la dissidence. Depuis lors, E&R partage de temps en temps des articles désobligeants pour Laurent Louis.

Relations avec Dieudonné Modifier

Laurent Louis reçoit une quenelle d'or en 2013 et une autre en 2014.

En avril 2015, lorsque Dieudonné lance l'Ananassurance, il veut employer Laurent Louis pour son expertise en assurance. Laurent Louis exige un salaire de débuté, un logement et une voiture de fonction, mais Dieudonné refuse. Laurent Louis se désolidarise alors de Dieudonné et dit publiquement que l'Ananassurance est une arnaque. Il fait un entretien à Meta TV pour le dévoiler.

En mai 2015, Quenel+, le site de Dieudonné, publie un article dans lequel Laurent Louis est accusé de pédophilie et où sa fille handicapée est insultée.

En juillet 2015, Dieudonné porte plainte contre Laurent Louis pour le vol d'une carte SIM et pour des menaces de mort.

Relations avec Ahmed Moualek Modifier

Le 22 juin 2013, Laurent Louis, Ahmed Moualek et Smaïn Bedrouni tiennent ensemble une conférence intitulée "Combattre les manipulations politico-médiatiques". En juin 2014, Ahmed Moualek prétend dans une vidéo YouTube que Laurent Louis, Dieudonné et Joe le corbeau se seraient désolidarisés d'Alain Soral suite à sa promotion du FN de Marine Le Pen. En réaction, le 30 juin 2014, Laurent Louis dit sur sa page Facebook qu'Ahmed Moualek n'est "vraiment qu'un con" et qu'il "n'existe que par son projet de destruction de la dissidence".

Références Modifier

  1. https://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3430045/2018/05/28/Laurent-Louis-a-nouveau-cite-a-comparaitre-pour-antisemitisme.dhtml
  2. http://www.dhnet.be/regions/mons/juge-pour-rebellion-laurent-louis-est-acquitte-5b27b2f25532a29688888fe0
  3. https://web.archive.org/web/20190204151428/https://www.facebook.com/laurentlouisdlb/photos/a.1420453824903287/2288433161438678/?type=3&permPage=1