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Bernard-Henri Lévy, souvent désigné par ses initiales BHL, né le 5 novembre 1948 à Béni Saf en Algérie, est un écrivain, philosophe, cinéaste, romancier, essayiste, dramaturge, homme d’affaires, intellectuel et chroniqueur français. Du fait de sa judéité et de ses prises de position politique (notamment sur le conflit israélo palestinien, sur la guerre de Yougoslavie et la guerre de Libye), c'est une personnalité régulièrement prise pour cible par Alain Soral et Dieudonné, mais aussi par la plupart des autres dissidents. Il leur rend la pareille puisqu'il les a également régulièrement attaqués. C'est également un ami de l'ex-dissident Yann Moix.

Premier contact entre Bernard-Henri Lévy et Alain Soral Modifier

La première brouille entre BHL et Soral date du 25 avril 2002, en plein entre deux tours Le Pen - Chirac. Soral et le philosophe étaient tous deux invités de Guillaume Durand, dans son émission Campus, mais, selon Alain Soral, BHL ayant été mis au courant de sa participation à l'émission, il appela Durand avant l'émission, à 2 heures du matin, pour lui interdire d'inviter Soral. Guillaume Durand s'exécuta et ne diffusera finalement qu'une interview préenregistrée.

Bernard-Henri Lévy sur Dieudonné et Alain Soral Modifier

Ce que vous appelez les spectacles de Dieudonné ne sont pas des spectacles, mais des meetings. Et on prêche, dans ces meetings, le négationnisme, la haine des Juifs, l'apologie du crime contre l'humanité – toutes choses que la loi républicaine condamne. Il y a un moment où, face à ça, face à ces bras d'honneur répétés à la République, il est du devoir de la parole publique de dire stop. Valls l'a fait, Valls a eu raison. C'est bien.

Certains disent que, si on interdit Dieudonné aujourd'hui, rien n'interdira au gouvernement de censurer d'autres humoristes demain pour toutes sortes de raisons… 
Il y a là une étrange et terrible confusion. Car il n'y a rien de commun, rien, entre le travail d'un humoriste dont la liberté d'expression et donc de provocation est effectivement sacrée, et l'entreprise d'un agitateur néonazi qui fait ouvertement campagne sur des thèmes qui ne sont pas des opinions mais des délits. Ils ne font pas le même métier. Il y a une différence de nature entre ce qu'ils nous racontent. Et, sauf à imaginer Mme Le Pen au pouvoir, il n'y a pas un juge sérieux en France qui dira : « J'ai condamné X parce qu'il insultait la mémoire des victimes de la Shoah – je vais donc condamner Y parce qu'il blague sur le ministre Truc ou Machin. »

Bernard-Henri Lévy, le 5 janvier 2014 dans Le Parisien.



Il faut espérer [que le parti Réconciliation nationale] ne voit pas le jour. D'abord, c'est un gag "Réconciliation nationale" *rires*, les mecs dont le programme est un programme de guerre civile, qui le disent d'ailleurs. [...] Je ne vois pas comment un parti géré par ces mecs pourrait ne pas finir par tomber tôt ou tard sous le coup de la loi. [...] Lorsque je mets en garde contre ce genre de personnages, je ne le fais pas uniquement parce qu'ils s'en prennent aux Juifs, je pense qu'ils s'en prennent à la République, et par-delà la République ils s'en prennent au lien social comme tel. [...] Aujourd'hui, vous savez, on est à l'âge de la traçabilité généralisée, souvent pour le pire, pour les individus, pour le droit au secret de chacun, mais peut-être aussi pour le meilleur. Moi je serais ce genre de mec, là, je ferais attention.

Bernard-Henri Lévy, le 15 novembre 2014 chez Frédéric Haziza sur Radio J.



Dieudonné-Soral, c'est pas leur faire injure que de dire qu'entre Céline et [eux], franchement, comme on dit en français, y a pas photo. [...] L'antisémitisme était porté par des voix — hélas ! pour mes grands-pères — immenses ! Il est porté aujourd'hui par des débiles mentaux, par des illettrés, par des crânes rasés de la pensée.

Bernard-Henri Lévy, le 27 septembre 2016 au Parlement européen.



Bernard-Henri Lévy sur Marc-Édouard Nabe Modifier

Je ne l'ai pas lu, je ne sais pas. [...] J'ai des amis qui me disent que c'est bien.

Bernard-Henri Lévy dans Paris dernière.




Alain Soral sur Bernard-Henri Lévy Modifier

Ce rentier aux bras maigres, doté du style emphatique et creux de celui qui n’a jamais eu à gagner sa vie, se rêve depuis trente ans : Malraux, Sartre, Lowry, Gary, Hemingway (n’est ce pas la signature des médiocres de vouloir toujours vivre la vie des autres ?) ; entre deux visites chez son coiffeur, pour maintenir le volume malgré l’alopécie, ce Samson de la plume écrit des articles et des livres. Son apport essentiel : « l’Idéologie française » où il reprend la thèse d’Hannah Arendt selon laquelle tous les peuples du monde (appelés populace) seraient depuis toujours attirés par le fascisme, comme la petite bourgeoisie allemande des années 30. Belle occasion pour BHL de justifier, par cette « ontologisation » digne d’une étudiante en psycho 2ème année, son mépris (très peuple élu, très grand bourgeois) du peuple de France, au déni de toute réalité historique. 
  Du rentier menteur et méprisant BHL ou du peuple de France grâce auquel aucun parti fasciste n’a jamais pu prendre le pouvoir, contrairement à l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne (chaque fois grâce à l’appui de la moyenne et grande bourgeoisie) qui d’après vous est le plus facho des deux ? 

Alain Soral dans Jusqu'où va-t-on descendre ?, 2002.

En 2009, dans son entretien avec Thierry Kruger, Soral dit que BHL arriverait à se faire passer pour un homme de gauche car il a des cheveux, et émet l'hypothèse qu'il porterait une perruque.

Dire que BHL ne pense pas, qu’il n’est pas philosophe, c’est vrai, communément admis et maintes fois vérifié, confirmé par le creux de ses concepts, la vacuité de ses livres. Mais c’est aussi bête, aussi naïf, aussi à côté de la plaque et aussi vide de sens que de dire que Bernard Kouchner est un très mauvais médecin ; ce qui est vrai aussi (il a sans doute fort peu exercé). C’est que ces mi hommes-sandwichs mi hommes-orchestres, chacun à leur façon, l’un déguisé en philosophe pour légitimer l’esbroufe par le logos, l’autre déguisé en médecin pour abuser des pauvres par Hippocrate font, tout comme Adler le géopoliticien, Minc le financier ou Attali l’économiste, tous trois aussi bidons dans leur spécialité supposée que leurs deux compères, un tout autre boulot…

Pas un travail de penseur, qui implique de respecter des règles : la logique, l’honnêteté, une méthodologie… mais un boulot de propagande, grossière, systématique, relayé par un énorme dispositif fait d’argent, de medias, de réseaux. Et ce sale boulot, BHL et ses doubles, ses multiples, reconnaissons qu’ils le font bien !

Alain Soral, dans un article Facebook datant du 6 juin 2012.

Dans son entretien du mois de septembre 2012, Soral accuse BHL d'être un sataniste.

Bernard-Henri Lévy ne fait depuis 1977 que de déclarer des guerres et de cautionner des guerres, cette salope, cette ordure, hein... *applaudissements* ...qui est un fauteur de guerre permanent, là-bas comme ici, fauteur de guerre civile en France, fauteur de guerre partout où il met les pieds, en ex-Yougoslavie, en ex-Libye, parce que dès qu'il met les pieds quelque part vous pouvez mettre "ex" devant le pays hein... en ex-Ukraine !, sera le premier à se barrer le jour où ça va péter, et le premier, si moi je l'attrape par l'oreille avec mes amis patriotes, à chialer et à demander pardon et à dire "Oh mais j'ai pas voulu ça, vous m'avez mal compris."

Alain Soral, le 26 août 2014, lors de sa conférence à Paris en présence de Gilad Atzmon.

Dans le onzième épisode de Soral répond... sur ERFM !, Alain Soral analyse l'absence de réaction de BHL face à la mort de Robert Faurisson. Il pense que cela serait soit par mépris soit par stratégie, afin de ne pas évoquer les condamnations judiciaires auxquelles il a fait face.[1]

Dieudonné sur Bernard-Henri Lévy Modifier

Pour Bernard-Henri Lévy le philosophe milliardaire, un de mes spectacles c'est comme une séance de chimio, il perd ses tifs ! Ça dégage ses petites mèches à la con !

Dieudonné, dans un sketch

Salim Laïbi sur Bernard-Henri Lévy Modifier

L'Islam ça n'existe pas ; ça n'existe pas l’Islam, faut arrêter le délire. Y a très peu de pratiquants ; tous pratiquent l’usure ; tous mangent à Babylone ; tous prennent des subventions, des allocations, des impôts mélangés avec l’argent de l’usure, de la prostitution. Faut savoir que les prostituées payent des charges, donc l’argent est illicite. Tout est illicite, c’est sale, c’est catastrophique. Donc, quand on accepte de vivre à Babylone, on est à Babylone. On peut pas se dire musulmans, c’est faux ; faut arrêter, c’est mensonger. En plus… y en a pas. [...] Par exemple : la marche contre l’homosexualité, contre le mariage homosexuel pour être plus exact, vous avez vu, vous, une marée humaine de musulmans ? Pourtant on est censé être 6 millions : y en avait pas. Ils sont mêmes pas actifs, c’est de la passivité totale ; on les voit pas. Ils sont dominés par des voyous que les renseignements généraux leur imposent… Tous les imams […] sont des agents des RG ; tous. Ils font des rapports hebdomadaires aux RG. […] Si l'Islam existait ça se verrait tout de suite, tout de suite, mais alors tout de suite. Déjà je m’étonne de la survie d’un BHL. Il serait pas vivant BHL, il aurait été assassiné. Sérieusement, je le dis clairement ; parce que ce type a tué je ne sais pas combien de dizaines de milliers de libyens. Parce que c’est un criminel, c’est un assassin, c’est un voyou. Par exemple… heu… heu, je dis ça mais bon c’est pas la solution hein, mais par exemple, Charlie Hebdo aurait brûlé avec Val à l’intérieur… C’est des situations d’extrêmes violences, d’insultes envers la religion et on a rien en face, rien, absolument rien […] Y a pas d'Islam en France, faut arrêter.

Salim Laïbi, lors d'une conférence sur "la faillite du monde moderne" à Roubaix, en 2013.




Marc-Édouard Nabe sur Bernard-Henri Lévy Modifier

On me dit également qu'à Europe 1 dans l'émission d'Elkabbach, Polac était affronté à Bernard-Henri Lévy furieux d'avoir été égratigné samedi soir. Dans sa colère, il a même reproché à Polac d'avoir invité « Marc-Édouard Nabe, cet écrivain fasciste, ce nouveau Céline » (textuel !). Polac a répondu qu'il n'était pas obligé de partager les idées de ses invités, mais c'est tout. Lévy avait juré de ne plus prononcer mon nom, mais Zigzags l'a rendu fou (comment osé-je publier un autre livre !). « Nabe » ça le fait fumer ! Il veut absolument que ces deux mots (Nabe = fasciste) soient incrustés dans l'esprit des gens, qu'aucune autre équation ne soit concevable. Et c'est moi le fasciste, le diffamateur, le « raciste » ?... Les méthodes de Bernard-Henri Lévy en font le plus fasciste des antifascistes ! C'est mon Sartre à moi. Je le torcherai le moment voulu. À son heure, il finira dans son bocal, fœtus intellectuel !

Marc-Édouard Nabe, dans Tohu Bohu (1986)

Aucune tarte n’en viendra à bout, c’est une mauvaise cible. Un jour, son empire s’écroulera. On dit ça depuis tant de temps que plus personne n’y croit plus, moi le premier. En attendant, je le regarde, il est devenu littéralement luciférien. De nous deux, c’est lui qui dégage le plus de souffre... Et de quels tics il est secoué ! C’est discret mais moi je le remarque... Le sourcil, la joue, la main et surtout la jambe... Plus il fait peur, plus les gens s’accrochent à lui... Je les vois tous, et pas seulement ses larbins officiels, venir lui sucer la poire. Lévit se contente de sourire, mais sa jambe le trahit. Soudain, pris d’atroces fourmis, il fait un mouvement sec de la jambe, comme s’il voulait se débarrasser des morpions accrochés à ses poils. La jambe se libère. Tous les gens présents sont chassés du Train bleu d’un seul coup de jambe de Lévit.

Marc-Édouard Nabe, dans L'Homme qui arrêta d'écrire (2009)






Ahmed Moualek sur Bernard-Henri Lévy Modifier

Il a comparé le voile intégral à un signe nazi. Donc voilà, évidemment toutes les pleurnicheuses sont sorties, qui demandent la pendaison. [...] Donc j'ai pu lire une partie de son interview qui est une interview qui est tout à fait bienveillante, censée. Je partage entièrement ce qu'il dit. Mais c'est sûr que quand c'est Bernard-Henri Lévy qui le dit, ça a une connotation un peu amère pour certains. Je trouve même qu'il a l'air d'avoir beaucoup de retenue. Il va jusqu'à dire que la femme qui couvre ses cheveux, il a pas de problème avec ça. Donc il parle du voile. Moi je voudrais lui dire que moi j'ai un problème avec ça, mais c'est personnel, évidemment je n'appelle ni à la violence ni verbale ni physique, ni à empêcher ces femmes de porter le voile, mais si c'est pas un signe nazi c'est un signe de soumission, c'est sûr. C'est pas ce que dit Bernard-Henri Lévy, Bernard-Henri Lévy parle du voile intégral, qui est effectivement un signe nazi hein, les nazis enfermaient les gens derrière des barbelés. Ces gens enferment leurs femmes derrière des barbelés, ça s'appelle la burka, voilà. Personne les voit, elles sont en dehors du monde. Et les premières personnes qui sont touchées et qui subissent ce nazisme de cet Islam intégral, ce sont les femmes elles-mêmes qui portent la burka, qui pensent, elles, qu'elles peuvent observer le reste du monde, elles observent rien du tout. Elles sont complètement enfermées dans leur tente et elles vivent recluses et leurs faits et gestes sont minimisés, c'est une barrière physique qui rappelle en permanence qu'elles sont soumises à des règles, qui sont le fascisme, le nazisme. [...] Je suis désolé pour ceux que ça va heurter, qui ont subis directement par le biais de leur propre famille le nazisme, je voudrais pas minimiser certaines réalités de l'histoire. [...] Il est l'ami du monde musulman. Pas l'ami des Iraniens, ça c'est sûr, mais il est l'ami des musulmans. Sauf que certains se sont mis à le diaboliser, tels que les gens de la dissidence, comme Dieudonné pour ne pas le nommer.

Ahmed Moualek, dans une vidéo de soutien à Bernard-Henri Lévy.


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